Le mode d’action

Comment ça marche ?

La puncture du point Chiapi entraîne une série de mécanismes qui stoppe net le besoin de nicotine.

1er Mécanisme d’action du point Chiapi

Le nerf trijumeau :
Piquer la surface de la peau au niveau des points d’acupuncture du nez, et produire une stimulation sélective entraîne un ensemble de régulation des organes (cerveau (clic), poumons, estomac) par l’intermédiaire du trijumeau via le cortex, le thalamus, la formation réticulée, les noyaux moteurs viscéraux. Et cette influence est si considérable sur le système nerveux, qu’elle permet d’opérer avec un choix de points précis un malade de l’abdomen sans l’endormir. C’est vraisemblablement par ce type de mécanisme neurologique complexe qu’intervient la stimulation du point Chiapi pour couper le besoin de fumer et régulariser les processus physiologiques de l’appareil digestif pour empêcher ou faire cesser les mécanismes de boulimie ou de polyphagie consécutifs à l’arrêt du tabac.

Action sur le cerveau :
La puncture du point Chiapi agit sur le thalamus et l’hypothalamus, qui représentent les centres des besoins (faim, soif, sexe) et de la dépendance (alcool, café, tabac, haschich, héroïne et autres…). On comprend alors que leur stimulation permet de limiter les pulsions alimentaires et la consommation compulsive de tabac.

2 ème Mécanisme d’action du point Chiapi

Activation du sympathique endonasal :
La piqûre à l’extérieur du nez sur la peau permet de stimuler indirectement la muqueuse nasale sous-jacente, et qui est l’objet d’une innervation riche du système sympathique. Cette innervation a intrigué les auteurs Klotz et Guerard dans les années 1930, et abouti à une thérapeutique originale de stimulation de ce système par sondes introduites par les narines (« sympathicothérapie endonasale »). En s’appuyant sur la cartographie dessinée par ces auteurs et les travaux du Pr Jean Bossy, la puncture de Chiapi revient à stimuler de façon indirecte mais efficace la zone endonasale, les plexus cardiaques, pulmonaires et solaires. Autrement dit, elle permet d’obtenir une action sur les poumons et leur désintoxication, le cœur et les vaisseaux et leur récupération, le pancréas et la régulation de l’appétit.

3 ème Mécanisme d’action du point Chiapi

Action sur le nerf olfactif :
La stimulation du point Chiapi par l’acupuncture entraîne la stimulation mécanique et indirecte du nerf olfactif, qui, rappelons-le, est normalement stimulé uniquement par les molécules odorantes car il a pour fonction de capter les messages des odeurs et de les transférer au cerveau. Le nerf olfactif aboutit au centre du cerveau : le mésencéphale en relation avec les émotions, l’affectivité mais aussi les dépendances aux drogues et notamment la nicotine. Les relations à l’affectif et l’émotif expliquent pourquoi l’odeur ou le goût puisse rappeler la petite enfance ou puisse entraîner les jeunes animaux à s’attacher à la personne qui véhicule l’odeur de la mère au point de les leurrer.
La puncture de Chiapi, selon toute vraisemblance, agit sur cette zone comme un interrupteur par le phénomène du tout ou rien qui coupe de façon spontanée la dépendance à la nicotine. Les neuromédiateurs de cette zone, appelée système limbique et mésencéphale, sont les endorphines. On sait que l’acupuncture est capable de provoquer la sécrétion d’endorphines par l’organisme (dans les anesthésies par acupuncture).
Rappelons qu’au départ, le point Chiapi pour traiter la dépendance tabagique était connu des acupuncteurs chinois pour la désintoxication à l’opium, c’est-à-dire la morphine qui a une structure similaire à la morphine secrétée naturellement par le corps : les endorphines.

4 ème Mécanisme d’action du point Chiapi

Une action sur la libido :
Localement, le point Chiapi est aussi utilisé contre les rhinites (inflammation de la muqueuse nasale), les sinusites et pour déboucher le nez (sensation fréquente chez les fumeurs).
Cette « libération » du nez n’est pas aussi banale qu’elle peut le laisser croire car elle intervient lors de deux processus essentiels :

1- L’éveil de la libido
En effet, 25% des fumeurs reconnaissent une augmentation du désir et du plaisir sexuel après l’arrêt du tabac. Cette action pourrait s’expliquer par le fait de retrouver l’odorat et par voie de conséquence de percevoir à nouveau de façon inconsciente les phéromones, ces hormones véhiculées par les femmes et les hommes et qui permettent par exemple à un papillon de repérer une femelle à plusieurs kilomètres de distance.
Ainsi, la diminution de la libido des fumeurs pourrait s’expliquer par l’analgésie de la muqueuse nasale que produit la nicotine (qui est un anesthésiant). Puncturer le point Chiapi contribuera alors localement à accélérer le phénomène de récupération de la muqueuse nasale devenue hyposensible et irritée au contact du tabac.

2- La bonne santé des poumons
Traitement actif d’emblée de la récupération de la rhinite tabagique, et selon les théories de l’acupuncture, il existe une relation directe entre l’odorat et les poumons.
L’odorat et ce qu’il peut entraîner – système limbique, mésencéphale, affectivité, phéromones- sont ainsi liés, selon le raisonnement des chinois, avec la bonne santé de « l’énergie des poumons ». Par conséquent, selon l’acupuncture chinoise, agir favorablement sur l’odorat, revient à agir favorablement sur les poumons et vice-versa.

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